RDC/Santé : Pas de cas d’Ebola à Kinshasa, selon le Ministre Roger Kamba

Spread the love

Il était mardi 18 août 2026 devant les professionnels des médias dans le cadre de briefing presse animé par le Porte-parole du Gouvernement Patrick Muyaya. Lui, c’est le Ministre de la Santé, Roger Kamba qui a tranquilisé les Kinois en déclarant sans ambages qu’il n’ y a  pas de cas d’Ebola à Kinshasa.

En effet, répondant aux nombreuses questions des journalistes, le Ministre de la Santé a dit ceci :

« Il n’y a pas de cas d’Ebola à Kinshasa. Vous savez qu’on ne peut pas cacher un cas d’Ebola. C’est impossible de cacher. Nous avons décidé dès le début qu’il y aura la transparence la plus totale. Un cas d’Ebola, on vous informe ». 

« Je peux vous informer que 2000 doses de vaccin sont déjà Kisangani pour pouvoir démarrer la vaccination du personnel de la santé. On a décidé qu’on rajoute le vaccin pour la recherche, plus de 20.000 doses. Et on rajoute le vaccin de manière compassionnelle », a-t-il ajouté. 

Cette décision intervient alors que la maladie à virus Ebola de souche Bundibugyo continue de sévir dans cinq provinces du pays : Ituri, Nord-Kivu, Tshopo, Haut-Uélé et Bas-Uélé. L’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie, avec 85 à 90% des cas concentrés dans cette province, selon les données présentées par le ministre.

Quatorze cas ont notamment été confirmés dans la Tshopo, selon les mêmes données, ces cas étant liés à des contaminations provenant de l’Ituri. Un cas a également été confirmé à Buta, dans le Bas-Uéle, tandis que des cas ont été enregistrés dans le Haut-Uélé.

Selon le ministre  Kamba, le vaccin actuellement mobilisé est celui développé contre le virus Ebola Zaïre, qui avait été utilisé à grande échelle lors de précédentes épidémies en République démocratique du Congo, notamment en 2018, avec plus de 265.000 personnes vaccinées.

A en croire ce membre du gouvernement, plusieurs observations effectuées au cours de l’actuelle épidémie montrent que des personnes ayant reçu antérieurement le vaccin contre le virus Zaïre ont soit évité de développer la maladie, soit présenté des formes moins sévères, notamment parmi le personnel de santé exposé.

«Nous avons décidé d’élargir cet essai maintenant au niveau du personnel de santé, parce qu’on sait que c’est un virus, c’est un vaccin qu’on connaît », a-t-il indiqué.

Enfin, il a précisé que cette décision repose également sur des travaux scientifiques menés sur des modèles animaux et sur l’analyse des anticorps produits après vaccination, qui montrent des éléments encourageants concernant une possible protection contre le virus Bundibugyo.

A noter que, outre la vaccination, la riposte comprend la surveillance épidémiologique, le suivi des contacts, la prise en charge médicale des malades ainsi que des traitements compassionnels.

Le Tonnerre

Share

Related posts